Pourquoi j’ai subi une hystérectomie à 30 ans ?

Aujourd’hui, je vais tout te raconter ! Pourquoi j’ai subi une hystérectomie à mon âge et comment s’est déroulé l’opération. Je te parlerai également du post-opératoire et de ma convalescence. Je suis passé sur le billard il y a un peu plus d’un mois !

Je vais dans un premier temps te refaire un résumé de ma vie. Je suis Cindy en couple depuis plus de 15 ans et oui, je n’avais pas 15 ans, mais c’était un réel coup de foudre. J’ai eu mes règles vers 13 ans, déjà assez abondantes mais non-douloureuses. J’avais envie d’avoir un bébé, mon homme étant plus vieux de 8 ans, 4 ans de vie commune, on s’est lancé dans les essais. Enceinte dès le premier mois, j’avais 19 ans, la grossesse se déroulait à merveille, c’était une petite fille ! Comme certains le savent déjà notre vie à basculé le 18 janvier 2009, le cœur de notre fille s’est arrêté à 33SA sans aucunes raisons (résultats après autopsie). Tu pourras lire ICI mon dernier article sur ma fille. Nous n’étions plus des parents, mais des par’anges. Octobre 2009, je retombe enceinte, c’était un réel bonheur, un énorme stresse et en même temps, on était tellement triste, car notre petite Lola nous manquait terriblement… La grossesse se déroule à merveille, je suis déclenché le 9 juin 2010 et Elias pointe le bout de son nez. Nous voulions des enfants rapprochés, Ismaël est né également par déclenchement le 8 décembre 2011. Sous hormones, j’ai eu le droit à une grossesse extra-utérine et une fausse-couche. En attendant, mes règles étaient de plus en plus abondantes, même hémorragiques ! J’avais souvent la diarrhée avec des douleurs affreuses dans les reins, ou alors j’étais constipé pendant plusieurs jours… Mais ça n’affolait personne ! Mon médecin traitant m’avait fait passer une écho des reins, il n’y avait rien donc il n’a pas creusé… Ma gynécologue me disait que c’était normal de saigner plus après avoir eu des enfants… Pendant ce temps, je subissais mes règles chaque mois. Fin 2015, nous voulions un quatrième enfant, grossesse dès le premier mois, fausse couche à 8SA, juste avant noël, j’ai été pas mal affecté ! Re-essai avec une grossesse dès le mois suivant, notre petit Abel est né le 7 octobre 2016 aussi par déclenchement, je te remets l’article de sa naissance ICI . Oui, j’ai eu des déclenchements à chaque grossesse, car on ne savait pas pourquoi le cœur de notre fille s’était arrêté, donc on ne voulait pas prendre de risque, car chaque jour passé dans mon ventre était un stresse. Ma gynécologue m’avait dit que peut-être dans dix ou quinze ans après on aurait su avec la technologie…

En 2018, je faisais hémorragie sur hémorragie, moi qui utilisais une coupe menstruelle, c’était devenu impossible car le sang pouvait se mettre à couler n’importe quand, la remplir et même déborder ! J’en ai discuté avec ma copine Alex, qui m’a dit de consulter, il y avait peut-être des fibromes ou autre… Je me suis souvenu que pour ma dernière grossesse la gynécologue en avait vu un. Donc je prends rendez-vous avec ma sage-femme, et enfin elle me prend au sérieux et me dit de ne surtout pas rester comme ça, c’est pas normal… Je lui parle également que je veux me faire ligaturer les trompes, car les préservatifs ça va un moment et je ne veux pas d’hormones. On remplit donc un papier, à refaire signer par le gynéco, car la prise en charge est très longue surtout à 30 ans ! (pour eux c’est trop jeune.) En attendant, elle m’avait prescrit une prise de sang, j’étais à 9 d’hémoglobine, tu m’étonnes que j’étais hyper fatigué ! Je suis normalement à 11, c’est déjà assez bas, c’est dû à une maladie. En février, je vois le gynéco, il me dit qu’il n’y a plus de fibromes mais sûrement de l’endométriose et de l’adénomyose, que pour moi la seule solution vu mes attentes, c’était qu’il m’enlève l’utérus. J’avais un scanner et un IRM à faire pour affirmer le diagnostic. Je suis ressorti en pleure, je ne m’attendais absolument pas à cette solution, même si je ne voulais plus d’enfants, c’est une décision à réfléchir, pas à prendre en deux secondes en sortant. Avec mon mari, nous avons donc choisi d’aller voir un spécialiste, rendez-vous pris en juin 2019, à la clinique TIVOLI à Bordeaux avec le Dr Merlot, lui et son collègue son les meilleurs de France, ils sont même reconnus mondialement ! En attendant ce rendez-vous, on a beaucoup parlé de l’hystérectomie, j’étais indécise, ce gynécologue ne m’avait pas convaincu et surtout j’attendait d’avoir l’avis d’un spécialiste. Le jour J était arrivé, le Docteur a confirmé l’adénomyose, mais pour lui, il n’y avait sûrement pas d’endométriose, mais de grosses varices. Ce qui était une bonne chose, car l’endométriose touche tout l’intérieur du ventre, intestins, ovaires, diaphragme… l’adénomyose touche uniquement l’utérus, donc une fois opérer normalement on en parle plus. Il me propose un traitement qui de toute façon nuira à ma santé ou l’opération. En aucun cas, il ne m’a pas forcé, il m’a dit de prendre mon temps pour réfléchir et de recontacter la secrétaire si je voulais faire l’opération.

Une dizaine de jours plus tard, notre décision était prise, je souhaitais l’opération, elle était prévue le 10 octobre 2019. Nous avions rendez-vous le 24 septembre, pour nous expliquer le déroulement de celle-ci et pour que je puisse poser toutes mes questions. Les vacances d’été ont passé sans trop y penser, sauf qu’à la rentrée, c’était plus la même chanson. J’avais peur de ne jamais me réveiller (je n’avais jamais été endormi), 3 jours après l’anniversaire de mon petit dernier, tu parles d’un cadeau d’anniversaire ! J’avais également peur de me vider de mon sang, j’aurais eu une transfusion avec ma maladie… Enfin ça tournait en boucle dans ma tête, je ne pensais qu’à la mort ! Heureusement au rendez-vous, le chirugien et l’anesthésiste mon énormément rassuré, ils m’ont dit que c’était moins dangereux de se faire endormir que de rouler sur l’autoroute, ou encore que de toute façon je pouvais déjà faire une hémorragie car j’avais d’énormes varices, en plus il est tellement à la pointe de la technologie que ses patientes ne saignent pas ou très peu. Il m’a dit qu’il m’enlèverait l’utérus, les trompes, car aucun intérêt et le col de l’utérus pour éviter les cancers plus tard. Nous voilà rassurés et près pour l’opération !

Je suis rentré la veille au soir, les garçons m’ont déposé. C’était un choix compliqué à prendre, mais au moins c’était concret pour eux, ils ont pu voir ou je serai pendant quelques jours. Les au revoir ont été très compliqué avec beaucoup de pleur. Le lendemain matin a été très long en attendant mon tour. Je suis descendu vers 12h pour aller au bloc, je me suis installé toute seule sur une table de gynécologie avec les fesses dans le vide, mes jambes étaient attaché dans des bottes et mes bras bloqué sous les draps. De voir le bloc, avec plusieurs personnes à s’agiter autour de moi, beaucoup de matériel, ça fait peur, ils m’ont endormi très rapidement… Je me suis réveillé une heure et demi plus tard, mon premier réflexe a été de regarder mon ventre pour voir si je n’avais pas de stomie, car oui, c’était une de mes grandes peurs ! Ensuite, j’ai demandé l’heure à l’infirmière et je lui ai demandé de prévenir mon mari. Mon réveil a été simple et je n’étais pas fatigué, je suis remonté dans ma chambre deux heures plus tard. Mon homme était là à m’attendre et ça m’a fait un bien fou de le voir. Je ne devais pas manger avant le lendemain matin et très léger toute la semaine. Je ne pouvais pas bouger non plus, dormir sur le dos a été très compliqué pour moi^^ ! Le matin, on m’a enlevé la sonde, j’avais des vertiges en me levant, mais sinon ça allait, le soir j’étais debout sans problème ! D’après eux plus vite, tu te remets à avoir une vie normale après une opération mieux c’est et ton corps se remet beaucoup plus vite. Le chirurgien est venu me voir le samedi matin, alors qu’il ne travaillait pas, pour savoir comment j’allais, si j’avais des questions.. Je suis sorti après ça visite vers 11h, j’étais heureuse de pouvoir à nouveau serrer mes garçons dans mes bras.

Ensuite, j’ai eu un mois d’arrêt, les filles étaient contentes de nous retrouver ! Je ne devais rien porter, pas faire de sport, pas de rapport pendant 2 mois et surtout marcher. J’ai eu des piqûres de Lovenox à faire tous les jours pendant 10 jours, je les ai fait moi-même, mais à la fin j’en pouvais plus ! Ma convalescence s’est très bien passée, sans aucune douleur au ventre, par contre les gaz qu’est-ce que ça fait mal jusqu’aux épaules, c’est horrible, on dirait que ça te décolles les nerfs…  Je peux déjà te dire les bénéfices : je ne suis plus gonflé du ventre comme une femme enceinte, je ne suis plus constipé, je n’ai plus de diarrhées, je me sens mieux dans mon corps ! Mon rendez-vous post-opératoire est le 12 décembre.

Je vous conseille vraiment cette clinique, c’est vrai que l’intervention à un coup, j’en ai eu pour presque 1000 euros mais j’ai été chouchouté pendant mon séjour, j’ai été opérer par un des meilleurs, je n’ai eu aucun problème après l’opération. Je ne regrette absolument pas d’avoir payé mon intervention !

Si tu as des questions n’hésite surtout pas, en commentaire ou en mp sur Facebook !

Je souhaite beaucoup de courage à toutes les endogirls !

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Je te souhaite une excellente journée.

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4 réponses sur “Pourquoi j’ai subi une hystérectomie à 30 ans ?”

  1. La santé n’a pas de prix, tu es radieuse depuis ton opération et tu verras ton quotidien ne sera que meilleur. C’était une décision difficile à prendre mais tu as été très courageuse. Longue vie avec tes hommes 😘

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